Ateliers Hauts : mobilisation et concertation des forces vives des Hauts

Dans un contexte de transition et de préparation des programmes européens pour la période 2021-2027, la Région, dans un cadre partenarial associant l’Etat et le Département avec le relais du  Secrétariat Général des Hauts (SGH), a confié à l’AD2R l’animation d’ateliers de concertation dans les Hauts. 10 ateliers ont ainsi été organisés pendant le mois de février 2020 sur les territoires des Hauts.

259 acteurs locaux – agriculteurs, habitants, commerçants et artisans, prestataires touristiques, membres associatifs – ont partagé leurs représentations du territoire des Hauts et ont exprimé leurs visions de leur territoire. Cette mobilisation remarquable des acteurs dans un calendrier contraint et la qualité des débats a permis de faire ressortir quelques messages forts quels que soient les territoires des Hauts :

  • Les Hauts, un territoire où il fait bon vivre, un cadre de vie qui relève d’un choix, que l’on y réside depuis plusieurs générations, ou installé depuis récemment (moins de cinq ans).
  • Au-delà d’une représentation d’ensemble du « territoire des Hauts », une remise en lumière de la grande diversité de ces territoires : attractivité différenciée, l’offre de services du quotidien, l’accessibilité aux services publics, à l’Internet, l’enclavement qui « éloigne » des pôles d’emploi, les questions liées à la mobilité… Tous les quartiers des Hauts n’exercent pas la même attractivité et les disparités sont réelles voire s’accentuent.
  • En matière d’aménagement, d’équipements et de services publics, les questions liées au mode d’habiter, à la qualité des voiries et à la mobilité restent prégnantes. Témoins de toutes les constructions dans les Hauts (opérations logements sociaux, construction d’habitations privées…), les habitants expriment le constat d’une perte de terres agricoles et d’espaces de respiration au profit de telles constructions. Cela a pour effet d’accentuer l’effet « dortoir » des quartiers des Hauts
  • Une crainte de la perte accélérée d’identité et de la culture des Hauts (reste à définir ?) du fait de l’arrivée de nouvelles populations sous l’effet de ces opérations de logement collectif ou de villas modernes qui poussent. La question de la mixité dans les Hauts.
  • Les sujets relatifs au tissu économique des Hauts (agriculture, commerces, artisanat, services…) ont recueilli nombre de contributions : certainement du fait de la part prépondérante des opérateurs économiques parmi les participants. Le développement touristique constitue une sorte de panacée dans les dires d’acteurs pour développer les Hauts.
  • Les liens : sujet récurrent, d’une insuffisance d’inter connaissance, des échanges entre habitants à la baisse, liens, solidarité et échanges étant des valeurs que l’on attribue étroitement aux Hauts. De manière corrélée, les préoccupations ont été évoquées concernant la situation des seniors et des jeunes dans les Hauts. Pour les premiers, le risque d’isolement dans la vie au quotidien, la perte de mobilité et d’autonomie qui réduit l’espace de vie (au sens fonctionnement spatial et l’aptitude à descendre dans les Bas), les questions liées à la santé et pour les jeunes, l’absence de travail, l’inactivité avec pour conséquence, l’absence de repères.
  • Enfin des sujets en transversal relayés sur la complexité des dispositifs d’aides au projet et des démarches administratives qui y sont rattachées. Les difficultés d’amorçage des projets conduisent les acteurs à conclure que les dispositifs d’aide ne peuvent aider que ceux qui n’en ont pas besoin. La convergence des dires a été constatée et les besoins exprimés en matière d’accompagnement et de pédagogie.